Laisse se promener tes mains courant les plaines
Tes doigts crabes ont pincé les pointes durcies, à peine...
Une langue chaude et mutine virevolte entre les aines
Ton souffle chaud embrase mon corps, ta fougue m'enchaîne
Fais-moi l'amour passion
Quelques mots coquins accompagnent ton sexe brûlant
Qui entre en moi difficilement tant il est dur et géant
Quelques baisers libidineux trahissent fougueusement
Le plaisir qui monte en nous comme la marée à l'océan
Fais-moi l'amour rageusement
Soupirs et râles langoureux chantent les orgasmes renouvelés
Griffures et morsures marquent ton corps de ma jouissance illimité
Saccades et spasmes te font venir au fond de mon vagin trempé
Sensations et sperme se répandent en mon être totalement déchaîné
Fais-moi l'amour fusion
Lascive, je repose langoureuse la tête sur ton torse en sueur
La main encore posée négligemment sur ton sexe, pur bonheur
Quelques tendres caresses s'attardent le long de mon dos en douceur
Lentement nos lèvres se scellent en un ultime baiser plein de chaleur.
Fais-moi l'amour tendrement
Oublies que j'ai un corps
Ne vois plus que mes fesses
Je veux que cet amphore
Reçoive tes prouesses
De tes mains
De ta bouche
De ton sexe
Dessine-moi les lignes
De ces formes
Concaves et qu'on vexe
Quand l'homme les ignore
Plonge dans mon intime
Caresse mes entrailles
Fais de moi ta victime
Goute mes victuailles
De tes mains
De ta bouche
De ton sexe
Dessine-moi les lignes
De ces formes
Concaves et qu'on vexe
Quand l'homme les ignore
J'aime, ô pâle beauté, tes sourcils surbaissés,
D'où semblent couler des ténèbres,
Tes yeux, quoique très noirs, m'inspirent des pensers
Qui ne sont pas du tout funèbres.
Tes yeux, qui sont d'accord avec tes noirs cheveux,
Avec ta crinière élastique,
Tes yeux, languissamment, me disent: " Si tu veux,
Amant de la muse plastique,
Suivre l'espoir qu'en toi nous avons excité,
Et tous les goûts que tu professes,
Tu pourras constater notre véracité
Depuis le nombril jusqu'aux fesses;
Tu trouveras au bout de deux beaux seins bien lourds,
Deux larges médailles de bronze,
Et sous un ventre uni, doux comme du velours,
Bistré comme la peau d'un bonze,
Une riche toison qui, vraiment, est la soeur
De cette énorme chevelure,
Souple et frisée, et qui t'égale en épaisseur,
Nuit sans étoiles, Nuit obscure! "
(Adapté de "La Marche du Concombre" de Boris Vian)
C'est l'histoire de la fille d'Albert
qui s'en revenait sans encombre
du marché de Noeux-Vert
où elle a acheté, entre autre, un concombre,
un concombre ben gros, ben long, ben vert.
Et comme elle transpirait sur la route
en portant son panier,
elle s'arrête au pied d'un peuplier
pour casser la croûte.
V'la donc la fille d'Albert
qui déballe toutes ses affaires
et bientôt passe au légume vert...
Mais à la vue du couteau d'fer
v'la que celui-ci s'met à causer,
implore, demande pitié !
L'écoutant alors s'lamenter
la brave fille est toute apitoyée.
Comme y avait personne sur la route
elle relève tranquillement son jupon
et sans en perdre une goutte
se le carre dans l'oignon.
Une heure après elle était fort aise
et le concombre aussi.
Mais "Viens là encore que j'te baise"
c'est ce qu'elle lui a dit.
Elle s'est alors remise à batt' le beurre
- histoire de l'amuser
et l'a retirer avant qu'il meure
- histoire de l'récompenser.
Quand elle l'a ressorti
elle n'a pas eu crainte
qu'on le mange au repas du soir...
Faut dire qu'il avait pris
une drôle de teinte :
rouge comme un homard !
C'était l'histoire de ce concombre
ben gros, ben long, ben vert,
que la fille d'Albert
ramenait sans encombre
du marché de Noeux-Vert...
© Cyr
Les mains se sont baladées sur les monts caressant les pourtours
Moulés dans un coton trop rude et rigide pour de si jolies fesses
Un téton rose bonbon se prête volontiers aux succions et caresses
Le voilà qui durci et pointe sous le maillot un clin d'oil glamour
Il semble que la douceur vienne à bout des dernières réticences
Et les cuisses s'écartent laissant déjà place aux mâles puissances
Mais le désir est ajusté comme les plis d'une petite jupe écossaise
Et chaque instant attend l'autre pour baliser le tapis de tous les plaisirs
Les regards se font perçants, insistent sur le velours pour qu'ils plaisent
Que de tentations sous les invitations masquées entre soupirs et plaisir.